Swé – Quand le reggae dancehall se féminise

Comme tous les points virtuels d’actualité le font, LachroniqueAntilles aussi a sélectionné son Artiste du mois. Artiste avec un grand A car il s’agit d’un petit bout de femme sur laquelle nous voulons mettre notre lumière. Cette jeune chanteuse répond au nickname de Swé….

Pensiez vous qu’il était impossible de porter des textes doux sur du reggae dancehall ? Alors quand vous aurez fait le tour de sa discographie, Swé vous fera littéralement changer d’avis.
Elle bouscule les dictats machistes de son genre musical imposés par les voix masculines et redore le blason du dancehall que certains avaient affublé de danses et paroles parfois jugées de salaces.

Swé féminise le reggae dancehall en lui donnant des hanches, les courbes, des formes. Il vous est vivement recommandé d’écouter « On dot Soley », morceau mélodieusement accordé sur le rythm ‘Haitian Riddim’ déjà exploité par d’autres noms du milieu. Néanmoins, vous aurez bien du mal à retrouver un morceau de ce même riddim égalant une telle justesse.

Le débit auquel Swé enchaine ses paroles rappelle parfois celui qu’emploi l’américaine Brianna Perry qui de même repousse les codes masculins dans leurs retranchements. De l’humour, de la joie sur un fond de « Woow » ou « Holiday » même si les thèmes restent sensiblement proches des classiques, le plaisir qu’on a à les écouter est bien différent.
Swé a par ailleurs inventé le concept du « Bedroom Classic ». Pour devenir le sexcrime inoubliable, mythique et vénéré, écoutez le secret de la recette délivré dans le morceau du même nom via Youtube ou sur la page facebook de l’Artiste.

Lachronique Antilles

Publicités