Les Reprises des rétro-Zouk, des valeurs sûres !

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Quand l’inspiration n’est plus maîtresse des créations des chanteurs de Zouk, les morceaux rétro font le bonheur de leur répertoire.

En s’abreuvant des plus grands succès d’interprètes rangés dans les armoires des disquaires, nos jeunes chanteurs arrosent leurs racines d’une eau ayant gardée toute sa clarté.

Il faut dire que le choix des morceaux est judicieux et le résultat plutôt bon.

http://www.youtube.com/watch?v=9QCWBEOw54Q

Il est difficile d’accorder à Kim le mérite d’une interprétation précisément douce et sobre car cette dernière se veut volontairement proche de son originale, mais il est indéniable que cette version reste respectable. L’absence de fioritures et de magies dont certains interprètes affublent aisément les morceaux repris, préserve l’authenticité de celui là en rendant finalement gloire à NJIE.

De son côté, Gilles Floro peut continuer son long repos quand Yoan lui fait l’honneur de reprendre son « Kalin » mémorable.

« Misyé bonbon » renaît de ses cendres sous des voix plus jeunes et pratique lui aussi l’adultère, laissant pour cocues les Zouk Machine à qui il doit sa postérité. Ce dernier morceau a relevé quelques saveurs exotiques, donné une orientation plus internationale à cet emblème ; et en passant a secoué les vieilleries des mémoires qui avaient oublié l’existence des trois interprètes que sont Fanny J, Lynnsha qui refuse tout bonnement de changer de coupe de cheveux, et Louisy Joseph qui n’est plus ‘assise par terre’.

En réalité, l’eau qui atténue la soif  des interprètes précités : c’est Dj Jairo. Sans rappeler son influence aussi discrète que véhémente, il modèle brillement les courbes du Zouk et lui redonne à sa manière une forme prosaïque perdue au cours de nombreuses chaloupes persistantes afin de nous redonner la matière à réjouissance.

Les reprises sont les valeurs sûres qui feront encore le bonheur de leur repreneur et auditeurs, si bien que Daly conscient de cette richesse, rend hommage à PSE (Patrick St Eloi) en lui adressant des remerciements dans « Rèv an mwen ». En passant, un grand BRAVO à Daly qui arrive à nous garder en halène même en changeant de registre.

Les mauvaises langues parleront d’opportunisme mais les nostalgiques apprécieront la fraîcheur donnée à des grands classiques qui ont manqué à nos ouïes.

Lachronique Antilles

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